Calculer l'indice de Fraicheur de votre jardin

Avec des étés de plus en plus chauds et des canicules qui se succèdent, le jardin n'est plus seulement un espace de plaisir. C'est aussi une ressource thermique. Selon les choix qui le composent, il peut contribuer à rafraîchir son environnement ou, à l'inverse, à accumuler et redistribuer la chaleur : c'est ce que les spécialistes du climat appellent un ilot de chaleur urbain.

Ce calculateur est né d'une question que nous nous posons chez Henri Mignon : quel est l'impact thermique réel des jardins que nous concevons ?

‍Car nous le reconnaissons volontiers : certains matériaux que nous posons, comme les bétons ou les terrasses en composite, figurent parmi les accumulateurs de chaleur. Et d'autres solutions, comme les jardins de pluie ou les noues paysagères, nous les explorons encore.

Cet outil est donc avant tout un outil de prise de conscience partagée. Il permet à chaque propriétaire d'évaluer l'indice de fraîcheur de son jardin, d'identifier les leviers d'amélioration les plus accessibles et de faire des choix plus éclairés, à son rythme, selon ses moyens.

Nous ne sommes pas là pour donner des leçons. Nous sommes là pour progresser ensemble.

Indice de fraicheur du jardin

Calculez l'effet Îlot de Chaleur Urbain de votre terrain. Modifiez les revêtements, simulez des plantations et obtenez un diagnostic expert.
Le saviez-vous ? 
La température mesurée est 7 °C plus faible sous les arbres à 13 heures
Étape
01

Départ rapide | Partez du jardin qui ressemble le plus au vôtre

Pour commencer votre jardin ressemble plutôt à un four urbain, une maison pavillonaire, ou carrément un oasis de verdure ? 
Cela pré-remplira pour vous l'étape 02.
Étape
02

configurer votre jardin | Décrivez votre jardin tel qu'il est aujourd'hui

Répartissez la superficie entre les différentes surfaces, puis indiquez comment le jardin est alimenté en eau. Le diagnostic se met à jour en direct.
Le terrain
Superficie totale 350 m²
50 m²1 500 m²
Surfaces décrites — / — m²
Stratification de la végétation Arbres, arbustes et couvre-sols superposés sur une même emprise, plutôt qu'une seule strate.
Végétalisation verticale Lierre, vigne vierge ou glycine sur les murs et clôtures
Ce qui rafraîchit
Ce qui ne change presque rien

Pergola couverte de grimpantes : couvrir une terrasse d'une vigne vierge ou d'une glycine bloque une partie du rayonnement direct et rafraîchit nettement l'espace en été. Les données publiées reposent sur un échantillon trop restreint pour en tirer un coefficient fiable, le geste n'entre donc pas dans le calcul. Il reste une excellente idée.

Ce qui accumule la chaleur

Comment le jardin est-il alimenté en eau ?

Arroser au tuyau et récupérer la pluie remplissent la même fonction physique : garder le sol humide pour que les plantes continuent d'évapotranspirer. Les deux comptent donc pour l'indice de fraîcheur. Ils ne se valent pas du tout, en revanche, pour l'indice de sobriété.

— %
Disponibilité en eau

Récupération et infiltration de la pluie

Le jardin de pluie et la noue paysagère occupent une surface au même titre qu'une mare : déclarez-les en m² dans « Ce qui rafraîchit », ci-dessus. Ne cochez ici que les équipements sans emprise au sol.

Irrigation ciblée aux racines
Étape
03

VOTRE DIAGNOSTIQUE | Score de fraicheur

Deux mesures différentes : la fraîcheur que le jardin produit en été, et son autonomie en eau pour la produire.
Indice de fraîcheur

Ce que le jardin fait ressentir un jour de canicule

sur 100
Calcul en cours
Sobriété et résilience hydrique

La capacité du jardin à tenir l'été sans l'eau du réseau

sur 100
Autonomie de la ressource
Économie à l'usage
Sobriété de la palette végétale
D'où vient votre indice de fraîcheur

Le socle vient de la composition des surfaces. Le reste s'ajoute ou se retranche.

Répartition des surfaces
— %
Rafraîchit
— %
Neutre
— %
Accumule la chaleur
Conserver votre diagnostic

Dans la fenêtre d'impression, choisissez « Enregistrer au format PDF » comme destination.

Détail des surfaces déclarées
SurfaceAireCoefficient
Étape
04

Anticiper les prochains étés | et si vous transformiez ce jardin ?

Cochez des travaux : chaque ligne indique ce qu'elle rapporte, séparément, sur la fraîcheur et sur la sobriété.
Indice de fraîcheur
0
Sobriété hydrique
0

Sélectionnez des travaux ci-dessous.

Végétation, ombrage et sols
Eau : ressource, stockage et usage
L'évapotranspiration

Les plantes puisent l'eau par leurs racines et la rejettent en vapeur. Ce changement d'état consomme de l'énergie thermique : une plante qui transpire climatise réellement l'air autour d'elle. Sans eau dans le sol, le mécanisme s'arrête.

L'albédo et l'inertie

L'albédo mesure la part du rayonnement solaire renvoyée vers le ciel. Les matériaux denses et sombres l'absorbent, la stockent toute la journée et la restituent la nuit en chaleur infrarouge, quand vous cherchez à dormir.

Un refuge pour la faune

En abaissant la température locale, vous permettez aux insectes auxiliaires, aux oiseaux et aux hérissons de traverser les canicules. Un jardin frais est une étape vitale dans un tissu urbain surchauffé.

© Henri Mignon — Diagnostic de l'indice de fraîcheur du jardin

Vos questions sur le déroulement d'un projet de jardin | FAq

Votre projet est unique, nos services aussi.
Mon gazon a complètement jauni cet été. Est-ce que je l'ai perdu ?
Un gazon qui brunit n’est pas mort : il entre simplement en dormance, une stratégie naturelle pour survivre à la sécheresse.

Il reverdira dès les premières pluies d’automne.

En revanche, ce qui l’endommage vraiment, c’est de le tondre trop ras pendant les périodes sèches ou de le piétiner lorsqu’il est sec.
Pour le protéger, réglez la hauteur de coupe à 7 ou 8 centimètres avant l’été suivant et laissez les résidus de tonte sur place : l’herbe s’ombrage elle-même et le sol conserve sa fraîcheur.

La vraie question n’est donc pas de sauver la pelouse à tout prix, mais de réfléchir à la surface de gazon que vous souhaitez vraiment entretenir, et d’envisager des alternatives comme des massifs paillés ou des prairies fleuries pour les autres espaces.
L'arrosage a été interdit une partie de l'été. Comment garder un jardin agréable sans y toucher ?

C'est exactement ce que mesure le second indice du diagnostic.

Un jardin qui traverse l'été sans robinet repose sur trois leviers, et aucun ne coûte cher.

| Le paillage d'abord : cinq à sept centimètres de broyat sur les massifs divisent l'évaporation du sol et retardent l'assèchement de plusieurs semaines.

| La récupération ensuite : une citerne reliée aux gouttières, et surtout la déconnexion d'une descente vers un ou plusieurs massifs, ce qui envoie chaque orage directement dans le sol plutôt qu'à l'égout.

| Les oyas enfin, ces poteries poreuses enterrées, qui portent l'eau aux racines avec 50 à 75 % d'économie.

Un jardin équipé ainsi n'a plus besoin d'arrosage courant, ce qui le rend indifférent aux arrêtés préfectoraux.

Faut-il tout arracher et refaire un jardin de type méditerranéen ?

Non, et ce serait même une erreur.

La Bretagne reste une région à hivers doux et humides : un jardin de garrigue y souffrirait de l'excès d'eau hivernale autant que vos plantes actuelles souffrent en août.

L'adaptation passe par des ajustements successifs, pas par une table rase.

On commence par ce qui bloque : les surfaces qui accumulent la chaleur, la pelouse surdimensionnée, les sols nus.

On installe ensuite de l'ombre et de la structure. Un jardin existant contient presque toujours des éléments à conserver, à commencer par les arbres, qu'aucun aménagement ne remplace.

Notre travail consiste précisément à trier ce qui doit changer et ce qui n'a aucune raison de bouger.

Le gazon synthétique ou une terrasse composite, ça ne règle pas le problème d'arrosage ?

Ils suppriment l'arrosage, c'est vrai, mais ils créent un problème bien plus gênant.

Une pelouse synthétique en plein soleil est la surface la plus chaude qu'on puisse installer dans un jardin, loin devant le béton : elle devient impraticable pieds nus et rayonne sa chaleur vers la maison une bonne partie de la nuit.

C'est d'ailleurs le coefficient le plus pénalisant du diagnostic.

Le composite se comporte de la même façon, en un peu moins marqué.

Si l'objectif est une zone sans entretien, les alternatives existent : dalles alvéolées enherbées, massifs végétaux paillés, couvre-sols résistants au piétinement, ou terrasse en bois clair sous une pergola de grimpantes.

Le confort d'été n'est pas comparable.

Par où commencer pour adapter mon jardin au changement climatique ?

L'automne est la meilleure saison pour planter en Bretagne : le sol est encore chaud, les pluies reviennent, et les végétaux disposent de tout l'hiver et du printemps pour s'enraciner avant leur premier été.

Un arbre planté en novembre affronte la canicule dans de bien meilleures conditions qu'un arbre planté en mars.

Concrètement, on procède par étapes : paillage et récupération d'eau dès cet automne, ce qui produit un effet dès l'été suivant, puis plantation des arbres et des massifs structurants, dont l'ombre montera en puissance sur cinq à dix ans.

C'est là que notre rôle prend son sens : hiérarchiser les interventions selon votre budget et votre terrain, pour que chaque saison apporte un gain visible plutôt que de tout entreprendre d'un coup.

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